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«La nature de la demande syndicale a changé»
Benghabrit dans un entretien accordé au journal l'expression :
Publié dans Le Soir d'Algérie le 18 - 02 - 2019

Dans un entretien accordé au journal L'Expression, la ministre de l'Education nationale, qui a évoqué le bras de fer qui l'oppose actuellement à six syndicats autonomes, a souligné que la nature de la demande syndicale a changé. Selon Benghabrit, à terme, les revendications socioprofessionnelles n'auront plus leur raison d'être, grâce, entre autres, à une gestion informatisée. Cependant, dit-elle, le problème du pouvoir d'achat et la loi sur la retraite ne dépendent pas de son département.
La ministre de l'Education nationale, qui a souligné qu'il y a «une nécessité pour les syndicats de repenser leur mission», a indiqué que l'essentiel des revendications salariales des travailleurs du secteur a été acquis entre 2011 et 2012.
Pour ce qui concerne la progression dans les carrières, elle a expliqué qu'il y avait auparavant une non-gestion. Selon elle, la gestion informatisée a considérablement réduit les injustices. Ainsi, selon elle, les enseignants n'ont plus besoin de courir pour s'assurer du suivi de leur carrière.
Le système d'information, Simem, mis en place par le secteur de l'éducation, a-t-elle indiqué, a permis de réduire l'intervention humaine dans plusieurs domaines de gestion. «La gestion n'est plus dépendante des individus et du bon vouloir du petit fonctionnaire qui laisse moisir des dossiers dans le tiroir», a souligné Benghabrit dans son entretien.
A terme, affirme la ministre, les revendications socioprofessionnelles n'auront plus leur raison d'être «ou ne seront plus aussi déterminantes». Selon elle, face à la mutation de l'administration, «les syndicats se cherchent une mission plus appropriée à la situation».
Evoquant la charte d'éthique et le retrait des cinq syndicats, la ministre, qui n'a pas commenté la décision, a préféré positiver en rappelant qu'il reste encore dans la charte six organisations, dont deux associations de parents d'élèves.
La nature de la demande syndicale a changé, estime la première responsable du secteur, qui a rappelé que les revendications liées à la loi sur la retraite, l'augmentation des salaires et la hausse du niveau de vie, soulevées par les syndicats ne relèvent pas de la compétence du ministère de l'Education.
Positivant toujours, Benghabrit a souligné que le nombre de jours de grève a été considérablement réduit, ces cinq dernières années. Ceci, dit-elle, grâce au dialogue permanent engagé avec l'ensemble des partenaires sociaux. «Le dialogue n'est pas un mot en l'air dans la politique du ministère. On n'a jamais entrepris quelque chose sans en informer l'ensemble des acteurs du secteur. Il faut dire que nos pages sur les réseaux sociaux nous ont bien aidés dans notre stratégie de communication», a affirmé l'intervenante.
Par ailleurs, évoquant le volet du niveau des élèves et de la formation des enseignants, la ministre de l'Education a estimé que «la grande faille du secteur de l'éducation était l'inexistence de la formation continue». Une faille qui est en train de se corriger avec la mise en place d'un grand programme de formation continue. D'ailleurs, souligne-t-elle, il a fallu une grande gymnastique pour pouvoir boucler le budget de la formation. Sur ce point, elle a précisé que «les députés me font souvent rappeler que le ministère de l'Education est le second plus gros budget de la République, vous savez, 92% du budget est consommé par les salaires. Sur les 8% restants, 3% vont vers les œuvres sociales. Il ne reste que 5%. C'est ce que je dis aux élus de la Nation. Il faut rendre des comptes. Je ne me déroberai jamais. Mais qu'on me juge sur les 5% restants ! Et sur ce chiffre, 2% sont consommés par les actions de soutien aux élèves nécessiteux, comme les livres gratuits. Le ministère se débrouille avec 3% du budget global, pour former les enseignants à hauteur de 2,5%». Benghabrit a, également, souligné que son département s'est inscrit pour le Pisa 2021 (contrôle du Programme international pour le suivi des acquis des élèves). Lors des résultats publiés en 2015 sur ce contrôle, le système éducatif algérien, rappelle-t-elle, a été classé à l'avant-dernier rang sur un classement de 66 pays évalués.
Synthèse Salima Akkouche


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