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Peut-on croire encore au scrutin du 4 juillet ?
Après le 13e vendredi de rejet
Publié dans Le Soir d'Algérie le 19 - 05 - 2019

Lors des derniers vendredis de mobilisation nationale massive, le slogan phare qui a fait le tour du pays est «Makach intikhabat ya el aissabat (il n'y a pas d'élection, espèce de bandes)». Comprendre : le peuple tout entier s'oppose à l'élection avec détermination et engagement.
Karim Aimeur - Alger (Le Soir) - Mais pourquoi alors le pouvoir tient-il à cette échéance ? Et s'il fait juste semblant de s'en tenir, quel sera son plan B ?
En tout cas, à travers les marches du 13e vendredi, le peuple, qui est sorti massivement rejeter cette élection ainsi que toute tentation d'installer un pouvoir militaire, a donné le coup de grâce à ce scrutin.
Maintenir cette élection est devenu un non-sens. Pour plusieurs raisons, il est presque impossible de l'organiser. Le peuple la rejette. Les élus de plusieurs wilayas refusent de l'organiser. Les magistrats refusent de l'encadrer. Les partis politiques refusent de s'y impliquer. A un mois et quelques jours de la date de sa tenue, la commission de surveillance des élections est inexistante.
Le rejet de ce rendez-vous fait donc l'unanimité. Pourquoi vouloir alors encore l'imposer ? Surtout avec qui ?
La majorité de la classe politique (excepté le FLN et le RND que les Algériens ont enterrés ) et de la société civile plaide pour une période de transition et l'ouverture d'un dialogue sérieux et responsable, et ce, après le départ de Bensalah et Bedoui.
Au jour d'aujourd'hui, personne ne croit vraiment à l'échéance du 4 juillet. Mais le gouvernement, dont les membres sont chassés par les citoyens partout où ils se rendent, tient à ce rendez-vous.
Selon un communiqué du ministère de l'Intérieur publié jeudi, 73 personnes ont retiré les formulaires de souscription pour la candidature.
Il a précisé que 70 lettres émanent de candidats indépendants et 3 lettres de partis politiques, à savoir l'Alliance nationale républicaine (ANR), le Front El Moustakbel (FM) et le Front algérien pour le développement, liberté et équité (FADLE). Des partis qui avancent en contre-sens de l'Histoire.
Or, à trois jours de la clôture du délai de dépôt des candidatures, aucune activité politique liée à cette élection n'est signalée et aucune opération de collecte des signatures n'est rapportée.
En vérité, personne ne prend au sérieux cette élection. A part Bensalah et Bedoui, deux parmi les résidus du régime de Bouteflika, unanimement rejeté par le peuple.
Les deux hommes se sont rencontrés le 9 mai dernier et évoqué la question. Bedoui avait présenté à Bensalah «un exposé exhaustif sur le déroulement des préparatifs de la prochaine élection présidentielle».
Bensalah a souligné « l'impératif de respecter les délais et les échéances prévus par la Constitution et les lois de la République, en assurant les conditions et mécanismes nécessaires pour le bon déroulement de cette importante échéance, en toute transparence, régularité et objectivité » !
Bensalah a également insisté sur l'impératif de «maintenir tous les canaux de concertation et de dialogue ouverts avec toutes les instances et partenaires concernés par l'élection du 4 juillet». Et depuis, on a tout vu sauf le dialogue et la concertation. Mais avec qui va dialoguer un gouvernement qui, pour les besoins de sa communication, est réduit à acheter des pages dans les médias ?
K. A.


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