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La justice otage du virus
PLUSIEURS AFFAIRES REPORTEES
Publié dans Le Soir d'Algérie le 23 - 11 - 2020

L'aggravation de la situation sanitaire influe de manière manifeste sur le cours de la justice où des mesures implicites sont en cours d'exécution pour parer au plus urgent.
Abla Chérif - Alger (Le Soir) - L'une des premières conséquences directes de cette situation a été constatée au niveau de l'organisation des procès les plus en vue. Au moins deux jugements en appel de personnalités poursuivies pour corruption ont été ainsi reportés au cours des derniers jours car les accusés étaient infectés du coronavirus. C'est, par exemple, le cas de l'ancien ministre de la Solidarité, Djamel Ould Abbès.
Lundi dernier, l'un des avocats chargés de sa défense avait fait savoir à la cour que son client était dans un état physique qui ne lui permettait pas de se déplacer et de se défendre correctement. Une semaine plus tôt, Djamel Ould Abbès avait été testé positif au coronavirus et se trouvait confiné dans l'infirmerie de la prison d'El-Harrach avec d'autres détenus infectés.
Quelques jours auparavant, le procès en appel de la fameuse Mme Maya, prétendue fille cachée de l'ancien Président Abdelaziz Bouteflika, n'avait pu se tenir également. Des avocats nous ont alors confié que certains des mis en cause n'avaient pu comparaître devant le tribunal de Cheraga car étant, eux aussi, atteints par le coronavirus.
Les avocats ne sont pas épargnés non plus par le virus. Parmi les robes noires, plus d'une dizaine de cas ont été enregistrés au cours des trois dernières semaines.
Certains noms bien connus parmi les défenseurs des hirakistes, tels que Me Badi, ont d'ailleurs eux-mêmes annoncé leur contamination sur la page Facebook. De la même manière, l'opinion a été informée ce jeudi de l'hospitalisation de l'avocat et défenseur des droits de l'Homme Me Ghechir et de son épouse. Sur sa page Facebook, ce dernier a fait savoir que deux de ses fils avaient été également contaminés par le virus.
Des contaminations ont été également enregistrées parmi les juges, procureurs, greffiers et autres membres de l'administration judiciaire de plusieurs régions du pays au cours de ces dernières semaines, affirment des sources bien au fait de la situation. Dans ce contexte, des mesures d'urgence sont progressivement mises en place pour tenter de réduire la propagation du mal.
Décision aurait été ainsi prise de limiter au maximum le déplacement des prévenus de et vers les prisons surtout lorsque ces derniers sont appelés à effectuer plusieurs allées et venues pour les besoins de l'instruction. Dans ce genre de cas, nous dit-on, les personnes chargées d'enquêter ont été instruites de se rendre dans les pénitenciers où les auditions se dérouleront.
Les procès prévus dans ce qui est appelé petites affaires se dérouleront tous à distance. Seules les affaires les plus urgentes nécessitant un déplacement seront traitées au niveau des tribunaux qui continuent à fonctionner selon un système mis en place il y a deux mois, pour désengorger les salles d'audience. Au niveau des prisons, également, des mesures plus strictes lors des visites familiales ont été mises en application. Ces visites pourraient être très prochainement réduites, espacées, nous dit-on encore.
Après six mois de suspension, les familles des prévenus ont été à nouveau autorisées à rendre visite à leurs proches incarcérés mais le dispositif de prévention mis en place autorisait seulement deux personnes à entrer.
Entre mars et juin derniers, la justice avait fonctionné au ralenti en raison des mesures de confinement appliquées. « Une situation vraiment exceptionnelle, du jamais vu dans le monde de la justice », commentaient les avocats qui ont déploré qu'en dépit de ce fait, les grosses affaires liées à la corruption ont continué à être jugées.
A. C.


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