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Les adieux inquiets des dirigeants européens à Barack Obama
TOURNEE EUROPEENNE DU PRESIDENT SORTANT US
Publié dans L'Expression le 19 - 11 - 2016

Le président sortant américain, Barack Obama, donnant l'accolade à la chef de file des Européens, la chancelière allemande Angela Merkel
Les principaux dirigeants européens se sont retrouvés hier à Berlin pour une ultime rencontre avec Barack Obama qui s'est voulu «prudemment optimiste» sur Donald Trump face au saut dans l'inconnu que représente la future présidence américaine.
Inquiets du devenir des liens transatlantiques et de la pérennité des engagements pris au sein de l'Otan, Angela Merkel, Theresa May, Mariano Rajoy, Matteo Renzi et François Hollande ont retrouvé hier vers 10H00 locales (09h00 GMT) le président américain pour la dernière fois avant son départ de la Maison Blanche. Barack Obama, qui a rendu un hommage très appuyé à Angela Merkel, s'était déclaré jeudi «prudemment optimiste» sur l'attitude de son successeur, insistant sur «la responsabilité solennelle de cette fonction, qui vous force à vous concentrer, qui appelle au sérieux». Lors de cette dernière visite en tant que président en Allemagne, il n'a cessé de louer les qualités de dirigeante de la chancelière, «une partenaire extraordinaire», laissant entendre qu'il souhaitait sa candidature à un quatrième mandat après les législatives de septembre 2017. Mme Merkel, au pouvoir depuis 11 ans, devrait d'ailleurs officialiser ses intentions demain alors que tout semble indiquer qu'elle va se lancer dans la course malgré une année difficile en raison de la crise migratoire. Sa popularité connaît néanmoins depuis plusieurs semaines une embellie. Dans un avertissement très clair à son successeur, le dirigeant américain a aussi appelé à ne pas «minimiser» l'importance de l'alliance entre l'Europe et les Etats-Unis.
M.Trump, dont les intentions exactes restent floues, a jusqu'ici porté un message protectionniste et plus isolationniste tout en critiquant l'Otan et en prônant un rapprochement avec la Russie. M.Obama a rappelé combien l'Otan, «pierre angulaire de la politique étrangère américaine depuis près de 70 ans», méritait d'être défendue avec vigueur des deux côtés de l'océan. Celui qui quittera le Bureau ovale le 20 janvier, à l'âge de 55 ans, a exhorté l'Europe à être «forte et unie» dans une période de turbulences. «L'Union européenne reste l'un des plus grands succès politiques et économiques», a-t-il martelé tout en soulignant que ces avancées devaient être défendues bec et ongles. La Première ministre britannique Theresa May, qui participe pour la première fois à ce mini-sommet depuis son arrivée au pouvoir, devrait à cet égard être appelée à expliquer les conditions dans lesquelles elle entend mener à bien la sortie de son pays de l'Union européenne. «Le Brexit n'est pas au menu des discussions mais le sujet sera certainement abordé au fil des discussions», a souligné son porte-parole. L'actuel locataire de la Maison Blanche qui avait, en vain, mis tout son poids dans la balance pour éviter cette sortie de l'Union, a une nouvelle fois appelé à Berlin à une transition «en douceur». Syrie, lutte contre le groupe Etat islamique, Ukraine, climat: les six dirigeants devraient profiter de leur rencontre pour aborder les grands dossiers du moment mais aussi évoquer, entre les lignes, les échéances électorales à venir. L'une d'elles en particulier sera désormais scrutée à la loupe: la présidentielle française, au printemps 2017, qui désignera le successeur de François Hollande et dans laquelle la candidate d'extrême droite Marine Le Pen devrait jouer les premiers rôles. Le Brexit, suivi de la victoire surprise du milliardaire populiste aux Etats-Unis, ont en effet galvanisé les partis populistes déjà en plein essor en Europe. A Athènes comme à Berlin, le président américain sortant a insisté sur la nécessité de mieux prendre en compte les frustrations et peurs des électeurs. L'augmentation des disparités sociales, associée à une meilleure prise de conscience de leur existence même, est «un mélange explosif», a-t-il mis en garde. Des cinq leaders européens qui seront présents autour de la table hier, seule Angela Merkel était déjà au pouvoir lorsque Barack Obama a été propulsé à la Maison Blanche en 2008. Huit ans plus tard, les adieux se font dans une atmosphère morose pour le président démocrate qui n'avait jamais imaginé que Donald Trump, dont il est aussi éloigné que possible politiquement comme humainement, puisse un jour prendre sa place.


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