Salade de betterave persillée    USMA - Mansouri: «On se battra jusqu'à la dernière seconde»    Irlande: les pro-UE en tête des élections européennes    24 heures    Projet hydraulique à Bouzeguène : Les oppositions levées    Hakim Chekini. Directeur de l'auberge de jeunes d'Azazga : «Nous fonctionnons grâce à notre bonne volonté»    Le peuple à la croisée de son destin    De la démocratie et des femmes : Pour Louisa Hanoune    Vendredi de la mobilisation    Violence dans les stades: La FAF sur la même longueur d'onde que le MJS    USM Bel-Abbès: Une situation créancière ambiguë    WA Tlemcen: Nasreddine Souleymane pressenti à la SSPA    De grandes manifestations pour le 14ème Vendredi: La mobilisation malgré les interpellations et les blocages    Un ouvrier tué après la chute d'un monte-charge    Mascara: 650 logements AADL attribués début juillet    Gaïd Salah revient sur l'évolution de l'armée    Préparatifs de la saison estivale: Aménagement du quai d'accostage et nettoiement de la plage de Cap Falcon    Tlemcen - Bac et BEM : les assurances du directeur de l'Education    Ahnif: Un mort et un blessé dans une collision    Sahara Occidental: Démission de l'émissaire de l'ONU    Tribune - L'Afrique que nous voulons tous : une terre d'opportunités    L'école des gourous    Belfodil parmi les meilleures recrues de la Bundesliga    Les Etats-Unis vont envoyer des troupes dans le Golfe    Le gouvernement suspend les pourparlers avec la mission onusienne    Hazard sort du silence    La candidature de Berraf acceptée    Qu'en pensez-vous M. le ministre de l'Education nationale?    Facebook supprime trois milliards de comptes    Huawei prépare son propre système d'exploitation    Création d'un comité de surveillance    La violence contre les femmes très présente dans les dramas arabes    La revanche posthume de Ferhat Abbas    Divertissement garanti!    Le 14e acte avec la présence de Tabbou    Un Iftar en l'honneur des médias    Ali Ghediri n'est pas candidat    La voie constitutionnelle à mi-parcours    Haro sur les infractions de change    Bensalah exprime l'inquiétude de l'Algérie    Fin du délai aujourd'hui    Le Hirak inébranlable    Le tour de vis du gouvernement    Plus de 4.000 commerçants mobilisés à Alger    Mémoires anachroniques de l'Andalousie perdue    Khalifa Haftar loue les services d'une firme de lobbying américaine    L'Encre de la liberté de Hocine Redjala : Un film documentaire sur la liberté d'expression en Algérie,    Edition du 24/05/2019    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





"Seul l'avenir de l'Algérie nous importe"
ORAN
Publié dans L'Expression le 24 - 04 - 2019

«Pouvons-nous égaler la carrure de ces hommes ayant sacrifié leur jeunesse pour cette Algérie attaquée par des prédateurs?», s'est interrogé un étudiant.
Ils sont hautement politisés, alors que plus d'un les a, pendant de longues années, confondus avec une frange de société «égarée». Les étudiants ont dit, tout haut tout ce que leurs compatriotes pensent eux aussi, tout haut en sortant dans la rue, deux mois durant. «Nous avons plutôt peur de l'avenir incertain qui se profile à l'horizon et non de l'année blanche.» Tel a été le slogan principal scandé par plusieurs centaines d'étudiants, ayant observé leur marche du mardi de chaque semaine. Ce n'est plus l'heure de la spéculation ni des décomptes ni encore moins des règlements de comptes. Pour peu que ça grogne, ça râle sans sangloter, mais marcher et revendiquer sans faire le détour ni contourner la volonté populaire.
Une devise qui trouve son terrain d'application dans une wilaya où la masse estudiantine ne se voile plus la face ni ne se cache derrière de fallacieux prétextes. Bien au contraire, ces futurs cadres sont, certes songeurs, pour le moment, mais aux esprits hantés par le spectre d'un avenir incertain, d'où leurs sorties dans les rues pour plaider le départ du système. «Nous ne sommes pas meilleurs que les étudiants, ayant brisé le mur de l'omerta et bravé la chape de plomb ayant marqué les années 1970 et 1980, en sortant dans la rue, aussi bien dans l'Algérois que dans la Kabylie pour «dire non à la dictature et au totalitarisme», dira un étudiant qui jure de «prendre part à toutes les manifestations jusqu'au recouvrement total du droit à la parole dans un pays à libérer des griffes, ayant chiffonné et blessé des millions d'Algériens en les méprisant». «Fini le mauvais vieux temps du silence troublant», lui a emboîté le pas un autre, expliquant que «le silencieux est, désormais, complice».
Le ton est aux libertés lambda, à commencer par la liberté de la parole pour en arriver à la liberté de parler, d'en parler, de dénoncer et de revendiquer, tout en revendiquant un «état de droit et des hommes d'Etat». Il n'est donc plus question de méprendre ces étudiants, en les associant au plat des lentilles pour lequel ils se bousculaient dans les restos des résidences universitaires. Pour plus d'un manifestant, la tonalité est réglée pour le grand rendez-vous, l'histoire du changement pour lequel se battent tous les Algériens y compris les étudiants. «Finalement, il n'y a rien de difficile, quant à revendiquer ses droits», a affirmé une étudiante. «Pouvons-nous égaler la carrure de ces hommes et femmes ayant sacrifié la beauté de leur jeunesse pour cette Algérie attaquée par des prédateurs de tous bords pour la vider de ses intellectuels? s'est interrogé un autre étudiant ayant réitéré sa volonté, tout en engageant ses camarades, à se «figer» dans la rue, jusqu'à l'arrachage des droits, de tous les droits et, faire avancer de l'avant les revendications populaires. Sur sa lancée, il a ajouté que «nous ne sommes pas de la stature, ni n'avons le charisme de ces hommes ayant été les précurseurs de l'installation de la première Ligue algérienne des droits de l'homme». De tels aveux résument le fond de la pensée de ces milliers d'étudiants estimant que «les dernières mesures prises ne sont réellement que de la poudre aux yeux et ne rentrent aucunement dans le cadre d'un quelconque changement». «Convoquer Ouyahia ou encore emprisonner Ali Haddad n'a rien de commun avec le changement revendiqué, vu que le système est toujours en place», a affirmé un autre étudiant. Pour plus d'un étudiant, l'année blanche, dont les premiers contours commencent à se dessiner, ne fait plus peur.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.