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Non à l'Etat militaire
LES AVOCATS ET LES ETUDIANTS CÔTE À CÔTE À BEJAIA
Publié dans L'Expression le 22 - 05 - 2019

La tournure prise par les événements depuis avant-hier, n'a pas échappé à la thématique de la marche des étudiants et des avocats, hier à Béjaïa.
Le rendez-vous hebdomadaire des étudiants, travailleurs et enseignants de l'université Abderrahmane Mira a eu lieu hier, avec plus de consistance que le précédent. La mobilisation, qui s'est renforcée, trouve sa raison d'être dans les derniers développements connus par la crise politique qui sévit dans le pays, depuis l'annonce du 5ème mandat de l'ex-président Bouteflika. A l'espoir en vigueur depuis le 22 février s'est ajoutée depuis, hier une inquiétude quant à la tournure que prennent les événements ces derniers jours. Le discours du chef d'état-major a, certes provoqué une nette remobilisation, mais a également suscité une angoisse, du fait de cette incompréhension totale des revendications de la rue. La mobilisation n'a pas été seulement visible dans les rangs des étudiants mais également chez les avocats, qui sont sortis encore plus nombreux, hier, pour dire «dégage» au système».
Les deux marches de protestation qui sont parties chacunes de son côté, se sont retrouvées une heure après au carrefour Nacéria, pour parcourir ensemble la distance qui sépare le lieu de la rencontre de la place Saïd Mekbel où devait s'achever la manifestation des étudiants; quant aux robes noires elles ont fait un détour pour se retrouver devant l'enceinte du tribunal, point de départ initial. Deux marches, qui se sont singularisées par l'unification des slogans et une parfaite organisation.
Au slogan générique «système dégage», se sont greffés d'autres, plus explicites, à savoir l'option pour un «Etat de droit» et le rejet de «l'Etat militaire» ou encore «l'Etat islamique», traduit autrement «l'Algérie n'est pas une caserne mais une République», clame-t-on, invitant la général Gaïd Salah à revoir sa copie et arrêter de «manoeuvrer» et «jouer sur ses propres contradictions». Autant chez les robes noires que chez les travailleurs, les étudiants et les enseignants de l'université de Béjaïa, le rejet de l'élection était unanime, tout comme l'insistance sur «le départ de tous ceux qui symbolisent le système». Les avocats ont encore une fois réaffirmé leur soutien au peuple, qu'ils considèrent comme «la source de tout pouvoir», un pouvoir que la jeunesse réclame aujourd'hui, dans ce slogan «Blad Bladna ndirou rayna».
«L'Algérie est notre pays nous le gérerons comme nous le voudrions»,
disent les marcheurs, qui veulent une solution politique qui passerait par une Assemblée constituante souveraine qui aura pour charge de rédiger une Constitution à même d'agréer toutes les composantes de la nation algérienne et un gouvernement d'entente nationale. Bref, près de deux heures après, les marcheurs se séparent, tout en promettant de sévir jusqu'à la satisfaction des revendications populaires mises en avant depuis le 22 février.


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