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L'épineux problème de Béjaïa
Enlèvement des déchets
Publié dans L'Expression le 20 - 09 - 2021

Une opération éphémère. Mais elle est là, redonnant son éclat à cette belle route sinueuse qui longe le littoral Ouest de Béjaïa. Une route qui sera aussitôt envahie par les ordures ménagères et autres déblais, en l'absence d'une collecte régulière et organisée. En effet, c'est à croire que les communes (Béjaïa, Toudja et Beni K'sila) limitrophes à cet important axe routier qui relie la wilaya de Béjaïa et Tizi Ouzou par le littoral Ouest sont dépourvues de moyens de collecte des ordures ménagères. Que l'on juge. Depuis le début de la saison estivale et peut- être même bien avant, les ordures ménagères jetées par les habitants des stations balnéaires jouxtant cette Route nationale se sont amassées sur les accotements de la route, sans que personne ne bouge le petit doigt, exception faite des rares actions de volontariat initiées par les habitants. Il aura fallu une opération de nettoyage, organisée, sur instruction du wali, pour que l'axe routier RN 24 qui relie la commune de Béjaïa à celle de Beni Ksila retrouve provisoirement son éclat.
Outre le risque de maladies multiples, les usagers sont quotidiennement contraints d'inhaler les mauvaises odeurs. Les décharges publiques sur le territoire des communes de Béjaïa sont incalculables. Elles sont si nombreuses qu´elles défigurent et polluent le paysage de toute la région. Il va sans dire qu´elles sont souvent à l´origine de désagréments divers causés à l´endroit des populations.
La gestion des déchets reste, pour ainsi dire, problématique un peu partout.
À chaque fois, le problème ne manque pas d´être soulevé. Des solutions, fiables ou pas, sont avancées sans pour autant que la situation ne change. Elle n´en. finit pas en fait de se dégrader à telle enseigne que cela paraît étrange.
Etrange d´autant plus que les solutions proposées sont non seulement dépassées, mais aussi rejetées par les citoyens. À Sidi Aïch, le centre d´enfouissement proposé pour recevoir les déchets ménagers de plusieurs communes s´est heurté à une forte opposition citoyenne. Le maire a dû batailler en fin de compte pour éliminer la décharge à l´entrée de la ville par un coup de force.
Entendre par là une bataille sans merci contre les pollueurs, qui, en dépit de la mise en place de barrières, continuaient à déverser leurs poubelles. Dans les communes rurales, les petites décharges publiques sont légion. Presque chaque village en est pourvu. Dans ces localités, l´organisation villageoise se charge, fort heureusement, de l´incinération régulière.
Les 14 communes qui longent les deux rives de la Soummam ne s´embarrassent pas de leurs ordures, faisant de cette rivière, un réceptacle grandeur nature. Sur la côte Ouest de la wilaya, la commune d´Aokas n´arrive pas à dénicher un emplacement adéquat pour recevoir une décharge publique, les autorités communales ont été amenées à l´implanter au niveau de la plage Sidi Rihane.
En dépit de la proximité de cette décharge avec la zone touristique et le centre-ville, les services concernés recourent à l´incinération des déchets, sans procéder au tri des ordures toxiques, plus que nuisibles pour la santé publique.
Même constat à Tichy où les autorités locales ont été contraintes de créer un lieu de décharge au milieu d´une forêt de chêne-liège, qui n´est autre qu´un terrain non aménagé et non loin d´une grande agglomération de plus de 6 000 âmes. Outre les émanations qui se dégagent de l´opération d´incinération et qui affectent les villages environnants, ces décharges sauvages peuvent donner lieu à des départs de feu et aux risques de contamination de la nappe phréatique.
Plus loin, d´autres communes jettent leurs déchets tout simplement dans l´oued Agrioune qui les traverse et les crues se chargent de les charrier jusqu´à la mer.
La gestion des déchets ménagers reste donc un casse-tête chinois pour les autorités locales. Ces dernières, quoi qu´elles fassent, sont loin de pouvoir atténuer, un tant soit peu, les effets néfastes de ces décharges, tant sur la santé des citoyens que sur l´environnement. À Béjaïa, lorsque les routes ne sont pas le théâtre de manifestations, comme, hier, sur la RN75, ce sont les ordures ménagères qui les envahissent.


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