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Forte hausse des fonds circulant hors banques
Note de conjoncture de la Banque d'Algérie
Publié dans Liberté le 02 - 03 - 2021

Les quantités de billets et de pièces de monnaie en circulation hors circuit bancaire représentent 34,73 % de la masse monétaire globale à fin 2020.
La situation du secteur bancaire à fin 2020 se révèle contrastée en termes de liquidité, de solidité financière et de collecte de l'épargne. Si la masse monétaire (M2) s'annonçait en hausse en fin d'exercice comparativement à 2017, marquant, en effet, un bond de 7,12% et culminant ainsi à
17 682,7 milliards de dinars, les quantités de monnaie fiduciaire hors circuit bancaire sont toujours aussi abondantes qu'en 2019. Les indicateurs rendus publics, hier, par la Banque d'Algérie montrent que la circulation fiduciaire hors banques a augmenté de 12,93% durant le précédent exercice, passant de 5 437,6 milliards de dinars à fin 2019 à 6 140,7 milliards de dinars à fin 2020.
Les quantités de billets et de pièces de monnaie en circulation hors circuit bancaire représentent 34,73% de la masse monétaire globale (M2) à fin 2020 contre 32,94% à fin 2019. "Les dépôts à vue ont diminué de 3,22%, baisse moindre que celle enregistrée à fin 2019 (-19 %). Ces dépôts sont passés de 4 351,2 milliards de dinars à fin 2019 à 4 211,0 milliards de dinars à fin 2020.
En revanche, les dépôts à terme ont enregistré une croissance positive de 3,98% pour l'année 2020 contre une hausse de 5,71% une année auparavant", selon la Banque d'Algérie. Cette baisse nette des fonds collectés par les banques en 2020 est due à une forte contraction des dépôts du secteur public. Selon la Banque d'Algérie, les dépôts à vue collectés auprès du secteur public ont baissé de 17,80% à fin 2020, tandis que les dépôts à terme se sont contractés de 7,86%.
Les placements du secteur privé et des ménages poursuivent, néanmoins, une tendance positive avec, respectivement, des hausses de 10,62% et 9,01% pour les dépôts à vue et 30,53% et 2,70% pour les dépôts à terme. La baisse de la collecte des ressources auprès du secteur public peut s'expliquer par le recul net des dépôts du secteur des hydrocarbures, frappé de plein fouet par la rechute des cours du brut en 2020.
Au chapitre de la liquidité bancaire, la Banque d'Algérie a confirmé la forte contraction des ressources observée en 2020, soulignant que la liquidité globale a chuté à 461,8 milliards de dinars à fin septembre 2020, contre 1 100,8 milliards de dinars à fin 2019, "corrélativement au déficit courant de la balance des paiements et aux impacts économiques de la pandémie de Covid-19".
Le niveau de liquidité bancaire s'est légèrement amélioré en fin d'exercice sous l'effet des multiples interventions de la Banque d'Algérie, tantôt sur le taux des réserves obligatoires, tantôt sur les seuils de refinancement des titres publics et la durée de refinancement. L'ensemble de ces mesures a fait grimper la liquidité bancaire de 170,5 milliards de dinars durant le quatrième trimestre de 2020, à 632,3 milliards de dinars, sans pour autant retrouver ses niveaux de 2019.
La prudence reste de mise sur ce chapitre, étant donné que la Banque centrale semble avoir épuisé une bonne partie de ses leviers monétaires dédiés à libérer la liquidité. Cette institution assure, néanmoins, que les banques de la place restent solvables malgré le double choc lié à la rechute des cours du brut et l'impact de la pandémie sur l'économie.
Cette solidité financière est étayée par un coefficient de solvabilité global de 18% et un coefficient de fonds propres de base de 14%, "des niveaux largement supérieurs aux minima réglementaires exigés à savoir au moins 7% pour le coefficient des fonds propres de base et 9,5% pour le coefficient de solvabilité calculé sur la base des fonds propres réglementaires", soutient la Banque d'Algérie.
En revanche, le coefficient de liquidité global à un mois, au 30 septembre 2020, se situe à 94,03%, soit à un niveau supérieur au minima de 60% prévu par la réglementation. Le léger rebond de la liquidité bancaire au quatrième trimestre de 2020 n'a pas enrayé la baisse des crédits à l'économie ; ceux-ci n'ont évolué que de 3,05% en 2020, contre 8,84% en 2019.

Ali Titouche


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