Participation croissante dans les centres de vote des wilayas de l'Ouest    20 individus à Relizane et 6 à Guelma arrêtés pour entrave à l'opération de vote    A l'issue de sa première conférence de presse Un dialogue pour prospecter les défis du moment et du futur    Les engagements du nouveau Président    Les Etats-Unis "pressés de travailler avec Tebboune"    Un député allemand : " L'Europe dépend fortement des importations du gaz, et un accord avec la Russie est raisonnable "    Bourses européennes : L'Europe termine en hausse, soutenue par l'accord USA-Chine    MARCHES FINANCIERS Rebond de la livre sterling après la victoire de Boris Johnson    OPPO annonce le lancement de smartphones 5G au premier trimestre 2020    Volkswagen suspend sa production en Algérie    À quoi joue Macron ?    La Russie s'exprime sur l'éléction de Tebboune    Législatives au Royaume-Uni: Boris Johnson remporte une large majorité    Le ton est monté lors du sommet au format Normandie Moscou en explique la raison    Boko Haram : Entre attaques et enrôlements forcés au Caméroun    Manchester City: Guardiola souhaite "rester"    Canoë-Kayak - Championnat arabe : L'Algérie prend la 2e place    Tournoi féminin de l'UNAF (U-21) : L'Algérie débutera face à l'Egypte    Littérature : Parution :    SAISON CULTURELLE 2019-2020 À AIN TEMOUCHENT Ouverture de plusieurs ateliers et clubs artistiques et pédagogiques    Barcelone : le prix de Jean-Clair Todibo est fixé    MOSTAGANEM : Démantèlement d'un dangereux gang de dealers    Une nouvelle Constitution pour une "nouvelle République" (Président élu )    CANADA : Un Algérien tue sa femme et ses deux enfants    L'ONU réaffirme ses responsabilités envers le peuple sahraoui et son droit inaliénable à l'autodétermination    VENTE D'APPAREILS DE CHAUFFAGE CONTREFAITS SANS CERTIFICAT DE GARANTIE : Plus de 11 commerçants verbalisés à Oran    Lutte contre la contrebande : 5 individus arrêtés au sud du pays    Mers Eddadjadj à Zemmouri Marine: un site archéologique à revaloriser    L'Algérien Oukidja, remis de sa commotion cérébrale, opérationnel face à Marseille    Les travaux de réfection de la pelouse avancent bien, selon la FAF    Bureaux de vote saccagés à Bordj Bou-Arréridj    Bounedjah : "Terminer la saison 2019 en beauté"    Plus de mille dossiers Cnac et Ansej traités en 2019    Houda Ferraoune n'a pas voté    Le documentaire Nice Very Nice en compétition au Sénégal    …sortir ...sortir ...sortir ...    Le président américain dans la tourmente : Dernier cap franchi avant un probable renvoi de Trump en procès    CNR de Bordj Bou Arréridj : Les effets de la retraite proportionnelle    MCA : Betrouni «Sakhri doit assumer ses responsabilités»    Tebboune remercie les Algériens pour la confiance placée en sa personne    Avec 58,15% des voix: Tebboune élu président    Jugeant disproportionnée sa part des produits fiscaux perçus: La commune d'Oran veut tirer plus de profit de la fiscalité locale    Tébessa: Un lot supplémentaire de 1.400 logements    Mascara: Saisie de boissons alcoolisées, deux mandats de dépôt    Projet de traduction des plus importants écrits    Le combat de Zahia Ziouani    Djelfa : Culture du safran à Djelfa, une expérience concluante pour le jeune Abderrahmane Khelili    Tissemsilet : Manifestations du 11 décembre 1960 : réinhumation des restes du chahid Bennai Omar à Theniet El Had    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Icône du cinéma français
Publié dans La Nouvelle République le 26 - 04 - 2019

Le comédien Jean-Pierre Marielle, inoubliable interprète de Monsieur de Sainte-Colombe dans Tous les matins du monde (1991) et grande figure du cinéma et du théâtre français, est décédé mercredi 24 avril à l'âge de 87 ans, a annoncé sa famille.
Une voix caverneuse et gouailleuse inoubliable, une de ces figures mâles qu'on imagine se moquer du monde dans les bistrots parisiens. Cinémathèque hexagonale à lui tout seul, incarnant une France populaire, Jean-Pierre Marielle a joué dans plus de cent films, comiques et tragiques, d'auteur et grand public, et d'innombrables pièces et téléfilms. Un de ses plus célèbres rôles au cinéma fut celui de Monsieur de Sainte-Colombe dans Tous les matins du monde d'Alain Corneau (1991). « J'ai été dans tous les genres avec des gens qui ont très bon genre », disait-il avec l'humour de celui qui, désabusé, prétendait être revenu de tout et de tous... Sauf des jolies femmes, comme il le montre si bien dans la tragi-comédie Les Galettes de Pont-Aven de Joël Séria (1975). De grande taille, larges épaules, moustache fournie, barbe poivre et sel, regard ironique, narquois, il aimait bien jouer les sales bonhommes, les beaufs bêtes et méchants, cyniques. « Pour un acteur, ce n'est pas très intéressant de jouer un type sympa. L'instabilité, le trouble sont beaucoup plus riches », expliquait-il. Il a été sept fois nominé aux César sans en remporter un seul. Mais ne rien obtenir dans les « comices agricoles télévisuels » lui était indifférent, disait-il : « Les César ? J'en ai rien à foutre ! » Des récompenses, il en glanera toutefois à la télévision (7 d'or 1993 du meilleur comédien pour La controverse de Valladolid, d'après Jean-Claude Carrière) et au théâtre (Molière 1994 du comédien pour Le retour d'Harold Pinter). Admettant avoir parfois joué dans des films et des pièces très « oubliables », il cultivait l'humour grinçant et intimidait ses interlocuteurs d'un grand rire et d'une voix d'ogre qui lui permettaient de justifier son caractère rugueux : « Vous aimez qu'on vous emmerde, vous ? Pas moi ». Né à Paris le 12 avril 1932, ce Bourguignon fils d'un industriel de l'agroalimentaire et d'une mère couturière, qui grandira à Dijon, est aiguillé vers le théâtre par son professeur de lettres. Sorti du Conservatoire de Paris dans la même fournée que Jean-Paul Belmondo, Bruno Cremer, Claude Rich, Françoise Fabian et Jean Rochefort, l'ami de toute une vie, il décroche son premier rôle dans Le mariage forcé (Molière) en 1953. Stagiaire à la Comédie-Française, il entame une carrière dans le théâtre léger, fait du cabaret avec Guy Bedos. Il en oublie le cinéma. La Nouvelle Vague l'ignore : il est alors catalogué acteur burlesque et de boulevard. Pourtant, avec Claude Régy, Delphine Seyrig et Jean Rochefort, il va contribuer à populariser dans l'Hexagone les auteurs anglo-saxons comme Edward Albee ou Harold Pinter. Et, s'il apparaît dans des comédies de boulevard, il joue aussi, des années 1960 aux années 2000, du Claudel, du Tchekhov ou du Pirandello. Au cinéma, après de timides débuts en 1960, il lui faut attendre une décennie et une bonne vingtaine de rôles avant de se faire remarquer. C'est à partir de 1969 que ses personnages les plus consistants arrivent. On le voit dans Le diable par la queue de Philippe de Broca, La valise de Georges Lautner ou Comment réussir quand on est con et pleurnichard de Michel Audiard. S'ensuit une intense activité devant les caméras. Il enchaîne (comme par exemple en 1976) jusqu'à cinq films par an, tournant sous la direction de Blier, Labro, Molinaro, Mocky, Sautet, Tavernier, Miller et d'autres. À son répertoire : Que la Fête commence, Dupont Lajoie, L'imprécateur, Coup de Torchon, Tenue de soirée, Uranus ; Un, deux, trois, soleil ; La Petite Lili, Les âmes grises, etc. Modeste, il adorait briser le mythe de la vocation du grand acteur : « Je ne suis sensible ni à l'odeur des éponges à maquillage ni à la poussière des coulisses. Je ne suis qu'un amateur défrayé. Je n'ai jamais rien pris au sérieux, je n'ai pas grand-chose à dire et je ne sais pas le dire ». Discret sur sa vie privée, marié à l'actrice Agathe Natanson, il avait un fils d'un précédent mariage. Il aimait le vélo, le jazz et New York.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.