Les meilleures compétences sous la coupe directe du président de la République, ne pouvant naviguer à vue au risque d'une marginalisation du pays. Je considère pour ma part, outre la moralité sans faille des dirigeants que la démocratisation, tenant compte de notre riche anthropologique et culturelle que les intermédiations politiques et sociales crédibles collant avec les aspirations de la société, notamment la participation de la femme à la gestion de la cité un des facteurs déterminants de la consolidation de la sécurité et de la stabilité sociale et économique. 5.Quelle conclusion tirer de ce conflit ? Ce conflit devrait se terminer avant les élections américaines de mi-mandat du président Trump de novembre 2026, car pour l'Iran, le temps joue en sa faveur. Pour Benyamin Netanyahou, Premier ministre d'Israël, la guerre permet sa survie politique, ayant eu quatre erreurs d'appréciation stratégiques de la part du gouvernement Trump. Premièrement, d'avoir ignorer l'importance du détroit d'Ormuz et son impact sur le trafic maritime mondial, affectant le monde et indirectement les USA. Deuxièmement, le gouvernement américain n'a pas souffert financièrement directement de ce blocus, ses exportations n'étant pas liées étroitement du détroit d'Ormuz, où de ses exportations, plus de 80% étant en direction de l'Asie, notamment de la Chine, son principal pourvoyeur financier. Aussi, les décisions récentes du blocus ont montré beaucoup plus leur efficacité et si ce blocus avait été au début du conflit, 85% des recettes en devises de l'Iran provenant des hydrocarbures avec des réserves de change en nette diminution moins de 30/35 milliards de dollars fin 2025, et au moment des vives tensions sociales qui ont secoué l'Iran avec une hyper inflation, cela aurait pu éviter les destructions d'infrastructures des pays du Golfe, et surtout de l'Iran et Israël qui a été profondément affecté par d'importante pertes humaine ; troisième mauvaise appréciation liée à la précédente, en s'attaquant aux infrastructures liées à la population, outre l'important couts financiers supportés tant par les USA, Israël, certes aussi par l'Iran, certes une grande fraction n'étant pas affilée au régime mais il a été oublié le profond nationalisme iranien ayant permis de consolider le font social anti américain et anti-israélien. Quatrièmement, l'embargo depuis de longues décennies a permis une certaines résilience et sur le plan militaire et sécuritaire, l'organisation n'est pas la hiérarchie verticale rigide centralisée mais certes avec une coordination mais axée sur une réelle décentralisation des décisions et même si on élimine le haut, cela a un impact limité sur toute la chaine de commandement et on n'éradique pas une civilisation, l'Iran c'est la Perse qui a misé sur le savoir des milliers d'ingénieurs et de scientifiques de hauts niveaux qui ont permis aux services défense sécurité de s'adapter aux nouvelles technologies dromes à multiples têtes par exemple (rappelons que c'est l'Iran qui a aidé la Russie au début de l'invasion de l'Ukraine) par une industrie miliaire contrairement à la majorité des pays d'Afrique et du Golfe qui importent la majorité du matériel militaire dépendant pour leur système de maintenance de leurs fournisseurs. Aussi, afin d'éviter des tensions énergétiques de grandes ampleurs, aucun pays n'a intérêt à une généralisation du conflit au Moyen-Orient : ni les pays du Golfe, ni l'Iran qui a besoin de ressources financières du fait de vives tensions sociales internes, ni les grandes puissances, surtout l'Europe dépendant à plus de 70% de l'énergie importée, de la Chine, un des plus gros importateur d'hydrocarbures, ni les USA avec le retour de l'inflation qui risque de faire perdre les élections du mois de novembre 2026 aux républicains qui, selon Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management, «il est clair que Trump et la Maison-Blanche veulent sortir d'une guerre impopulaire aux Etats-Unis». Je pense que ce soit du côté des USA ou de l'Iran, la guerre ne devrait pas durer, ce qui ne signifie pas une résolution durable, l'enjeu majeur des négociations outre le nucléaire dont les USA viennent de reconnaître un enrichissement à des fins pacifiques pour l'Iran, est l'ouverture du détroit d'Ormuz. N'oublions pas dans ce conflit, le drame au Liban, dont la résolution finale est liée intimement à la résolution du conflit israélo-palestinien, où des négociations préliminaires devraient avoir lieu à Washington. Les tensions au Liban ont montré que les chiites représentent environ 27 % à 31 % de la population totale, selon les estimations (dont CIA World Factbook et œuvre d'Orient) concentrés principalement au Liban-Sud, dans la Bekaa et dans la banlieue sud de Beyrouth ne sauraient dans leur immense majorité les assimiler à la branche armée du au Hezbollah qui avec les Houthis au Yémen sont des branches armées des gardiens de la révolution et que sans l'accord de l'Iran, ces négociations ont peu de chances d'aboutir. D'une manière générale, après cette guerre le Moyen Orient et le monde de demain ne sera plus jamais comme avant devant connaître une profonde recomposition géostratégique. Aussi, malgré le drame auquel nous assistons actuellement au Moyen-Orient et dans d'autres contrées du monde, n'oublions pas le drame du Soudan, l'histoire millénaire a montré que la symbiose des apports l'Orient et de l'Occident ont favorisé le dialogue des cultures et des civilisations avec des prospérités et des déclins, montrant qu'aucune civilisation n'est supérieure à une autre. Le devenir d'un monde multipolaire, conditionne largement la réussite de cette grande entreprise de cohabitation entre les peuples, qui interpelle notre conscience commune. Le grand défi que le monde est appelé à relever, notamment, est la lutte contre le réchauffement climatique qui n'est pas une vue de l'esprit, le défi du contrôle numérique dont l'intelligence artificielle qui bouleversera entre 2026/2030/2035, les relations internationales, les comportements des citoyens, la structure future des emplois, la gestion des entreprises et des institutions civiles et militaires. Professeur des Universités Expert international Abderrahmane Mebtoul