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LFP - Championnat national: Statut professionnel, gestion amateur
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 11 - 12 - 2018

Dans notre football, l'argent coule à flots sans être utilisé à bon escient. Si l'on jette un regard sur les bilans financiers dressés chaque fin de saison par les clubs amateurs par exemple, l'on se rend compte que ces dépenses se chiffrent à coups de milliards de centimes et dont les justifications laissent planer le doute.
Car pour un club amateur, tout versement de prime de match ou de mensualité est strictement interdit par la réglementation qui prévoit ceci : « Conformément aux dispositions de la loi sur le sport et l'éducation physique et du règlement de la FIFA relatif au statut et du transfert du joueur, le joueur amateur ne peut recevoir de prime de signature ou de salaire et aucune gratification de quelque nature qu'elle soit pouvant revêtir une forme de salaire ». Malheureusement, cette réglementation est bafouée du fait que le joueur amateur touche aussi bien les primes de signature, des mensualités et des primes de match, au moment où les jeunes catégories sont complètement délaissées.
Le comble, c'est que toutes ces dépenses sont portées sur les bilans financiers sans que les pouvoirs publics n'interviennent, notamment l'APC, la wilaya et la DJS, principaux bailleurs de fonds. Pour ce qui est du football professionnel, c'est vraiment la cacophonie car, avant tout, c'est une question de mentalités. Or, chez nous, les mentalités amateurs n'ont guère changé.
Dès lors, cette aventure dans le monde professionnel est pour ainsi dire vouée à l'échec. N'était-ce cette obligation instaurée par la FIFA, le professionnalisme en Algérie aurait été étouffé dans l'œuf. On ne peut parler de professionnalisme dès lors que l'on persiste avec une gestion amateur où l'on attend toujours de voir l'argent des contribuables dilapidé. Pour cela, les dirigeants de clubs doivent répondre de leurs actes.
Il n'est pas normal, en effet, de voir autant d'argent dépensé pour que ce même contribuable soit convié à de piètres prestations au plan local et à des résultats décevants sur le plan international. La meilleure illustration est claire comme l'eau de roche : les équipes nationales, toutes catégories confondues, sont dans l'obligation de faire appel à des joueurs évoluant à l'étranger du fait que leurs entraîneurs ont du mal à trouver des éléments au plan local. Pour cette huitième saison de professionnalisme, les clubs ont dépensé sans compter, mais pour quels résultats ?
A longueur d'année, les clubs crient famine, mais recrutent à coups de milliards, tout en continuant à attendre les pouvoirs publics leur ouvrir les vannes, alors que de leurs poches, il n'est pas sorti grand chose lorsqu'on sait que le meilleur d'entre ces présidents ne détient même pas 10% des actions du capital social de la SSPA hormis un ou deux.
La plupart des présidents, pour ne pas dire tous, sollicitent les grosses sociétés nationales publiques ainsi que les collectivités locales (wilayas et communes), leur demandant de s'impliquer dans ce professionnalisme, mais seulement en mettant de l'argent. Le reste n'est pas leur affaire. L'autre problème pour lequel les instances de notre football, MJS y compris, doivent sérieusement se pencher, c'est de mettre définitivement un terme à cette insolite ambivalence CSA/SSPA. Le CSA reste un club amateur avec ses objectifs socio-sportifs, tandis que la SSPA s'occupe des règles économiques. Tant que l'on surfe sur ces deux entités, le professionnalisme tardera à s'implanter en Algérie.
L'autre aspect qui pourrait assurer la pérennité des clubs professionnels a trait à la formation. La mise en place d'écoles et surtout d'académies est le seul garant pour ce professionnalisme.
En effet, ces écoles et académies assureront la relève au sein des clubs, leur épargneront des dépenses faramineuses pour le recrutement et constitueront une plus-value dès lorsqu'un jeune pourrait aussi être cédé à des sommes sonnantes et trébuchantes à d'autres clubs nationaux ou étrangers. On doit sortir du schéma actuel qui fait que seule la catégorie des séniors est la plus nantie en moyens financiers et matériels, alors que le reste des catégories est totalement délaissé.
La sortie du président de la FAF, Kheireddine Zetchi, au sujet de la prise en charge des jeunes catégories qui reste à la charge de la SSPA, devrait être suivie d'effets car nombreux sont les clubs qui continuent à occulter ces dernières. C'est pourquoi aujourd'hui la FAF et la LFP doivent être fermes et constituer un rempart à toute dérive et surtout au diktat des présidents de club qui ne veulent guère voir le professionnalisme prendre son envol en Algérie. Et ce, pour préserver leurs gros intérêts.


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