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Une icône qui a marqué son temps
Malika Domrane
Publié dans L'Expression le 03 - 08 - 2021

Le parcours artistique, la vie, le caractère et le portrait global de Malika Domrane devraient faire l'objet d'un livre. Autobiographique ou biographique? autobiographique car Malika Domrane a toutes les facultés intellectuelles pour le rédiger. Mais aussi biographique.
Les chercheurs, qui travaillent sur la chanson algérienne de manière générale, devraient penser un jour à lui consacrer un livre à la hauteur de sa stature. Jusque-là, Malika Domrane figure dans des livres consacrés à la chanson kabyle et plus particulièrement kabyle féminine dont celui de l'universitaire Hassina Kherdoussi. Mais Malika Domrane mérite amplement un livre à elle seule. Biographique de préférence, car le parcours artistique de Malika Domrane se confond allègrement avec l'histoire de l'Algérie, avec les caractéristiques socio-culturelles de la Kabylie, avec le combat de la femme pour ses droits dont le plus élémentaire n'est autre que celui du droit à l'instruction guère acquis d'office pendant des décennies.
Malika Dormane n'est pas seulement une artiste, mais elle est aussi une femme engagée en faveur des causes justes dont la cause identitaire amazighe, ainsi que pour les droits de la Femme. D'ailleurs, le tout début du parcours artistique de Malika Domrane, en plus de son talent indéniable et inné, a été insufflé sous l'impulsion de la révolte, voire de la rébellion, elle qui est de la même région natale que Matoub Lounès, mais aussi d'une certaine Fadhma Ath Mansour Amrouche: Ath Douala. Elle y a vu le jour le 12 mars 1956. Où? Au village Tizi Hibel, celui qui a vu naitre Mouloud Feraoun qui l'a également influencée d'une certaine manière. Au lycée de jeunes filles de la ville de Tizi Ouzou, Malika Domrane se distingua de fort belle manière. Non seulement grâce au rôle très important qu'elle joua dans la chorale du lycée, mais aussi grâce à son engagement militant en faveur de l'amazighité alors qu'elle était encore très jeune. Son combat pour l'émancipation de la femme et le refus de la soumission abjecte et surannée se reflétera dans ses textes chantés, mais aussi dans son comportement quotidien caractérisé par une très forte personnalité. L'un de ses premiers textes, intitulé «Tirga n temzi», le reflète amplement. C'est tout naturellement qu'elle entra en contact avec l'Académie berbère de Bessaoud Mohand Arab où il y avait aussi une autre femme révoltée et non des moindres, chanteuse également, Taos Amrouche dont la mère n'est autre que Fadhma, la femme issue du même patelin que Malika. Au contact de l'Académie berbère, la verve militante de Malika Domrane ne fit que s'exacerber. Quand le public entend sa voix pour la première fois lors d'un passage à la Radio nationale, il est émerveillé. C'est le coup de foudre envers une chanteuse dont la voix et la façon d'interpréter sont uniques et magiques. Un jour, ce qui devait arriver arriva. Malika Domrane enregistre son premier album, mais pas en solo. Elle le fait avec le chanteur Sofiane.
Le succès est immédiat et retentissant. Tout comme le seront, plus tard, tous les produits de Malika Domrane. Sa chanson «Mougragh Boubrit» fit un tabac. Les spectacles qu'elle a animés sont aussi restés dans les annales à l'instar des duos avec Matoub Lounès, avec lequel elle était très liée ainsi qu'avec d'autres célébrités kabyles. On ne peut pas parler de Malika Domrane sans citer le poète Mohamed Benhanafi qui lui a écrit pas mal de chansons et qui lui a prêté main forte à ses débuts dans ce domaine qui était presqu'exclusivement réservé aux hommes. Malika Domrane fait partie de la frange d'artistes qui a toujours joint l'acte à la parole. Elle a toujours fait ce qu'elle chante et chanté ce qu'elle fait.


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