Activation du plan de lutte contre les feux de forêts à Alger à partir du début juin    Mustapha Hamici installé à la tête du quotidien Echaâb    Mohand Oussaïd: le président de la République n'a de lien organique avec aucun parti politique agréé    DECLARATION DE DEVISES PAR LES VOYAGEURS : Les députés votent pour le maintien du montant à 5000 euros    DETRESSE EN ALIMENTATION EN EAU POTABLE A MOSTAGANEM : 7 Daïras attendent une solution urgente    Les frères Kouninef de nouveau auditionnés    Raouya présente le texte de LFC 2020 devant le Conseil de la Nation    ORAN : Le wali a inspecté les projets des prochains jeux méditerranéens    TRIBUNAL DE KOLEA : Le procès de Karim Tabbou à nouveau reporté    Décès de 5 Algériens bloqués en Turquie    Création d'un portail électronique pour l'inscription de 25.000 experts algériens à l'étranger    Les attaques fréquentes des médias publics français ciblant l'Algérie ne relèvent nullement de la liberté d'expression    Vers une reprise graduelle de certaines activités commerciales et de services    119 nouveaux cas confirmés et 8 décès enregistrés en Algérie    Lutte contre le Covid19 : la wilaya d'Oran interdit l'accès aux plages    Boukadoum: Oeuvrer sans relâche à redonner à l'Algérie la place qui lui sied    Le premier document juridique en version amazighe dédié aux droits de l'enfance, publié    Opposée à l'indépendance de l'Algérie, l'OAS adopte le terrorisme à grande échelle    Le Syndicat des magistrats appelle à statuer sur les affaires en suspens    Les députés engagent un débat à l'APN    Les pays producteurs se réuniront les 9 et 10 juin    Alger ferme ses plages    Choc sanitaire et pétrolier : L'endettement contrôlé et des réformes comme unique voie de sortie de crise    "L'infatigable avocat de la cause maghrébine"    Deux ouvrages de Abderrezak Dourari bientôt publiés    FAF - Réunion du BF: Ni arrêt définitif, ni saison blanche !    Un nouveau directeur à la jumenterie    RC Arba: Entre espoir et appréhensions    Les effets du confinement: Les commerçants s'impatientent    15.000 commerçants et artisans à l'arrêt depuis trois mois: L'UGCAA demande la réouverture des commerces    Le taux d'inflation à 1,8% en avril    Un lourd héritage    La mort au temps du corona    Mahrez victime d'un cambriolage    Les violentes manifestations se poursuivent    Arab : "Helfaïa est toujours en poste"    Des députés plaident pour un retour au dialogue en Libye    Les habitants réclament leur réouverture    L'armée égyptienne annonce avoir tué 19 terroristes présumés    225 morts lors des manifestations de novembre    Future destination de Benayada    Benzia gravement blessé à la main    Le reflet de l'intolérance sociale    Le poète assassiné    Cour d'Alger: le procès de Abdelghani Hamel et des membres de sa famille reporté    Malte : Saisit pour 1,1 milliard de dollars de fausse monnaie libyenne    Il y a trente ans, un confinement à Oran    Au-delà de «Algérie mon amour» : tant de naïveté (réelle ou feinte) ne peut qu'interpeller    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Transition : la mort de l'article 102
Aucun candidat connu pour la présidentielle du 4 juillet
Publié dans Liberté le 26 - 05 - 2019

À moins d'un miracle, l'élection présidentielle du 4 juillet prochain n'aura pas lieu.
Le pouvoir, qui a tout fait pour maintenir le calendrier électoral pour respecter une sortie de crise "constitutionnelle", a connu, hier, un nouveau revers. Aucun postulant sérieux n'a déposé de dossier de candidature pour briguer l'élection présidentielle projetée le 4 juillet prochain. L'annulation du scrutin est désormais inévitable.
À quelques heures de la clôture officielle des délais légaux de dépôt des dossiers de candidature pour l'élection présidentielle, prévue hier à minuit, les deux candidats qui ont réussi à franchir le cap des parrainages ont décidé de ne pas aller à l'élection présidentielle. Belkacem Sahli, secrétaire général de l'ANR, et Abdelaziz Belaïd, président du Front El-Moustakbal, ont annoncé, chacun de son côté, ne pas aller au bout de leur démarche. Dans un communiqué rendu public dans la matinée d'hier, l'ANR a expliqué que cette décision est dictée par des considérations "populaires, constitutionnelles, juridiques et politiques".
Il a estimé que "le rejet par de larges franges du peuple algérien du cadre dans lequel se déroulera l'échéance du 4 juillet, le manque de mécanismes constitutionnels et juridiques pour encadrer l'élection (haute instance chargée de la supervision et de la surveillance des élections et la révision du code électoral) et l'absence d'un consensus politique chez la majorité des acteurs de la scène nationale sont susceptibles de faire de ce rendez-vous une autre occasion ratée pour trouver la solution et une cause supplémentaire d'aggravation de la situation".
De son côté, le président du Front El-Moustakbal, Abdelaziz Belaïd, a également annoncé dans la matinée "renoncer" à déposer son dossier de candidature. Il a expliqué cette décision par "le gel régnant et engendrant l'absence d'une réelle et sérieuse préparation de cette phase importante, la non-installation de la commission indépendante requise pour garantir la transparence et l'intégrité de la présidentielle à travers toutes ses étapes, (et) l'absence d'une rivalité politique susceptible d'imprimer à la présidentielle un climat de transparence". Le parti El-Moustakbal évoque, également, "l'absence de conditions nécessaires et d'un climat populaire favorable pour une participation massive et la non-concrétisation du dialogue auquel a appelé l'institution de l'Armée nationale populaire (ANP)".
Hier, seul un candidat, qui n'est pas connu de la scène politique, a déposé un dossier auprès du Conseil constitutionnel. Mais l'homme a avoué ne pas avoir acheminé tous les parrainages. Ce qui conduira le Conseil constitutionnel à constater l'absence quasi totale de postulants à la magistrature suprême. Cette nouvelle donne conduira forcément le Conseil constitutionnel à déclarer impossible l'élection du 4 juillet. Fait inédit dans les annales politiques du pays. Mais plus que cela, le pouvoir sera obligé de trouver des artifices juridiques pour justifier le report de l'élection. Le pays entrera, de plain-pied, dans un vide constitutionnel. La porte est naturellement ouverte, de fait, à une transition politique.

Ali Boukhlef


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.