RECLAME PAR LA JUSTICE : Djemai cède sa place à la tête du FLN    DE TIARET, LE MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS RASSURE : ‘'La ligne ferroviaire, prochainement livrée''    Les citoyens ferment le siège de l'APC    Les employés d'Aigle Azur en Algérie sacrifiés ?    Années du service national et droit à la retraite    Et après ?    Transition toujours mouvementée au Soudan    Le logo officiel présenté aujourd'hui    L'Algérie deuxième, avec 3 or et 1 argent    Les garçons évitent le forfait, les filles toujours dans l'expectative    Slimani passeur décisif    Les partis se positionnent    Béjaïa : le front social en ébullition    Deux morts et deux blessés dans un accident de la route    Pénurie de manuels scolaires    MBC lance une chaîne TV dédiée aux pays du Maghreb    Un festival à Alger pour la promotion des traditions méditerranéennes    Le Sénégal invité d'honneur du 24e Sila    ACTUCULT    L'appel à participation ouvert jusqu'au 15 novembre    "L'oppression nous conduit droit vers une élection illégitime"    Hausse du déficit de la balance commerciale    Suppression de la règle 49/51 : Les Britanniques applaudissent et promettent un programme d'investissement    Une «alliance islamo-nationaliste» pour sauver le scrutin    L'activiste Samir Belarbi arrêté    «Les dernières inculpations des manifestants sont politiques»    Le pétrole en nette hausse    CHAN-2020 : Les 24 joueurs face au Maroc    Belle option pour les Rouge et Noir    Est-il sérieux de parler encore de mobilité ?    Un autre coup de massue pour les Hamraoua    Tébessa: La Protection civile sur le qui-vive    Elections présidentielles: L'Algérie dans une phase cruciale    Attaque contre l'Arabie saoudite: Le pétrole s'affole, les tensions diplomatiques montent    Médicaments: Pour une meilleure traçabilité des Psychotropes    MC Oran: Une défaite qui interpelle    Gestion de l'eau: Les aveux du ministre    Ils seront livrés en novembre prochain: Des instructions pour l'achèvement des 2.800 logements AADL dans les délais    Les lois relatives au régime électoral et à l'Autorité indépendante des élections promulguées au Journal officiel    Bensalah nomme Abderrahmane Bouchahda nouveau DG de l'OAIC    La guerre en Syrie est officiellement terminée    Pour les passionnés de fantastique    Plaidoyer pour la promulgation d'une loi permettant l'acquisition de tableaux    Stabilité et épanouissement de la nation    Ramaphosa veut rassurer les pays africains    Nouveau prix pour la Clio 4 GT Line    Honda présente la Honda e    Enquêtes dans les écoles    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Nabila Goumeziane : «L'œuvre de Mohya, une référence de notre patrimoine»
Publié dans La Nouvelle République le 10 - 12 - 2018

La directrice de la Culture de la wilaya de Tizi Ouzou, Nabila Goumeziane, a estimé, samedi, que l'œuvre du poète, conteur, parolier, et dramaturge, Abdallah Mohya, très connu sous le nom de Mohand Ou Yahia, restera une référence dans la connaissance de notre patrimoine culturel. «L'œuvre constitue un gisement littéraire inépuisable d'expression amazighe et une œuvre novatrice monumentale qui mérite d'être promue et étudiée », a-t-elle indiqué.
S'exprimant à l'ouverture des 10èmes journées théâtrales en hommage à Abdallah Mohya, qui se tiennent au niveau de la maison de la culture «Mouloud Mammeri» au Théâtre régional «Kateb Yacine» et au village natal de Mohia, Ath Rbah dans la commune d'Iboudrarène, au sud-est du chef-lieu de wilaya de Tizi-Ouzou, Nabila Goumeziane, a mis en avant sa modestie. «Son génie était immense», a-t-elle observé. Mohya, a poursuivi Nabila Goumeziane, a su, grâce à son originalité hors pair, introduire un souffle nouveau à l'art populaire et au patrimoine culturel oral en lui insufflant un style propre à lui. D'où, a-t-elle relevé, l'intérêt, particulier, qui lui est accordé par le large public mais aussi par les académiciens. «Précurseur du théâtre d'expression amazigh, Mohya s'est consacré complètement à traduire et à adapter des poèmes, des chansons et surtout des œuvres théâtrales universelles à la langue mais aussi à la réflexion amazighe», a-t-elle dit.
Auteur prolifique, Mohya, précurseur du théâtre d'expression amazigh, n'a eu besoin, durant plus de trente ans, ni de télé n de radio pour se faire connaître. Son génie était suffisant, a encore observé Nabila Gouméziane. «Il s'est consacré complètement à traduire et à adapter des poèmes, des chansons et surtout des œuvres théâtrales universelles à la langue mais aussi à la réflexion amazighe», a-t-elle ajouté. Au programme de ces journées théâtrales, organisées par la direction de la culture de Tizi-Ouzou en collaboration avec l'assemblée populaire communale d'Iboudrarène et la famille Mohia, un recueillement sur la tombe de Mohia au niveau du village Ath Rbah en présence des membres de sa famille, des autorités de la commune d'Iboudrarene ainsi que les responsables du secteur de la culture et les artistes de différents horizons.
Au deuxième jour, une exposition sur l'œuvre et le parcours du défunt dramaturge prévue au niveau du hall des expositions de la maison de la culture, Mouloud Mammeri, le lancement du prix Mohya d'or de la meilleure dramaturgie en tamazight et des conférences autour de l'œuvre dramaturgique de Mohya, animées par Amar Laoufi, enseignant de littérature kabyle au département de langue et culture amazighes de l'université de Bouira et Chemakh Saïd, enseignant à l'université mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Dans l'après-midi de la même journée, la présentation de l'immortelle œuvre théâtrale adaptée par Mohia et produite par la coopérative Machahu d'Iferhounene, «Sin Nni» en l'occurrence. Mohya est né le 1er novembre 1950, dans la région d'Azazga, dramaturge, conteur, parolier et poète. Grande figure du théâtre algérien d'expression amazighe, Mohia enregistrait ses productions sur des supports audio (cassettes).
Il a consacré toute sa vie à traduire et à adapter des poèmes, des chansons et des œuvres théâtrales universelles. Telles que En attendant Godot, de Samuel Beckett, Le ressuscité (Mohand Ouchaabane), du célèbre écrivain chinois Lu Xun, La jarre (Tachbailit) de Pirandello, Tartuffe de Molière et Ubu Roi d'Alfred Jarry, sont aussi adaptés en 1984 sous les titres respectifs de Si Partuf et Caybibi. Médecin malgré lui, de Molière, En attendant Godot de Samuel Beckett, furent aussi traduites sous les titres Si Lahlu et AmWin Yettrajun Rabbi, Entre les émigrés de Mrozeck sous le titre «Sin Nni». Ainsi que les quatre autres productions phares de Mohia «Si nistri» adaptation de la pièce La farce de maître patelin composée au XIIIe siècle par un inconnu, Les fourberies de Scapin et le Malade imaginaire de Molière et Knock de Jules Romain, qui sont restées au stade de manuscrit. Mohia a tiré sa révérence en décembre 2004, dans une clinique parisienne après une longue maladie.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.