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La vie perturbée de la CAN-2019
Publié dans La Nouvelle République le 10 - 12 - 2018

La Coupe d'Afrique nous réclame. Elle est là, depuis vingt-huit ans, à nos portes, elle s'est rendue depuis toutes ces années dans plusieurs nations africaines, elle a fait l'objet de négociations, de conflits et souvent de programmation et de déprogrammation.
La voilà encore, une fois de plus plongée dans une autre négociation à quelques longueurs de la date fixée pour se faire valoir. Où va-t-elle atterrir ? La CAF cherche preneur. Ce 7 décembre 2018 sur RFI, le 2e vice-président de la Confédération africaine de football (CAF), le Congolais Constant Omari, évoquait dans l'émission RFI, les Coupes d'Afrique des nations 2019, 2021 et 2023, mais avant cette déclaration, le 3 décembre, le président de la CAF, dans une interview accordée à la chaîne «Afrique Media TV», a jeté un pavé dans la marre, en annonçant que la CAF voulait que le Cameroun récupère l'organisation de la CAN-2021 et confier à la Côte d'Ivoire l'édition 2023 déjà promise à la Guinée. Réaction immédiate des Camerounais et des Ivoiriens qui dénonçaient de pareilles déclarations.
Inacceptables, parce qu'ils n'ont jamais été mis au courant. «Par certains canaux, il y avait déjà des contacts officieux avec les deux pays, la Côte d'Ivoire et le Cameroun, a assuré Constant Omari. A partir du moment où nous n'avions pas encore reçu de répondant de la Côte d'Ivoire, notre président Ahmad n'était chargé que d'annoncer la décision (concernant le retrait de la CAN-2018 au Cameroun... La nuit-même durant laquelle nous avons reçu la confirmation du Cameroun, le président a signé une lettre à l'attention du chef de l'Etat camerounais pour confirmer que les Camerounais avaient la CAN-2021.Vingt-quatre heures après, nous avons reçu le retour de la Côte d'Ivoire. Le dimanche (2 décembre), la lettre a été adressée à la Côte d'Ivoire».
S'agissant de la nation qui remplacerait le Camerounais, ce serait selon la CAF le Congo-Brazzaville qui a déposé sa candidature pour prendre le relais, a indiqué Constant Omari.
«Il y en a un qui a déjà écrit, le Congo-Brazzaville. Notre secrétaire général adjoint Anthony Baffoe m'a dit qu'il allait me parler d'une deuxième candidature». Une autre nation, qui s'est faite distinguée pour avoir déjà organisé la Coupe d'Afrique, en l'occurrence «l'Afrique du Sud» mais, reste en position d'attente, en attendant les pays d'Afrique qui tardent à se manifester, notamment le Congo, le Maroc et aussi l'Algérie. Sauf que pour l'Algérie quelques vingt-huit ans après avoir organisé la 17e Coupe d'Afrique des nations CAN-1990, elle reste toujours incapable d'organiser le plus grand rendez-vous footballistique majeur du continent, échouant en 2015 à abriter la CAN-2017, confiée au Gabon. Aujourd'hui. «Le fait que l'Algérie dispose de moyens humains et matériels nécessaires pour récupérer l'organisation de cette CAN ne constitue pas une raison suffisante pour se lancer dans ce projet.
Dans l'immédiat, la priorité pour l'Algérie est d'achever ses grands projets en termes d'infrastructures», a indiqué Hattab aux médias, lors d'une journée de sensibilisation et de lutte contre la sédentarité à l'OCO Mohamed-Boudiaf (Alger), cité par l'agence officielle. Le constat est accablant. A l'exception des stades du 5-Juillet, de Blida ou encore de Constantine, capables d'abriter des rencontres internationales de haut niveau, il existe un grand déficit sur le plan infrastructurel qui empêche notre pays de concurrencer le Maroc ou l'Afrique du Sud, qui a une longueur d'avance. En attendant, la messe des déclarations continue. RFI rappelle que «le Cameroun ne sera pas disqualifié des éliminatoires de la CAN-2019, malgré l'article 92 du règlement de la compétition. «Celui-ci prévoit en effet qu'un pays hôte auquel la CAF retire l'organisation du tournoi est disqualifié, si ce retrait a lieu moins d'un an avant la phase finale».
Les Camerounais joueront donc leur place en phase finale face aux Comores, en mars 2019. «Ce n'est pas un tour de passe-passe. Qui peut le plus peut le moins. Le règlement a été adopté par le Comité exécutif et c'est lui qui l'applique, a justifié Constant Omari. On n'a pas appliqué le volet sanction parce qu'on a tenu compte de certains facteurs. Il y un pays qui mobilise des moyens colossaux. Mais malheureusement, il y a des aléas liés aux états d'avancement des chantiers. Donc, on ne va pas le punir deux fois. […] Au jour d'aujourd'hui, le Cameroun est qualifié. […] Si les Comores gagnent, le résultat va jouer. […] Le Cameroun n'est pas exclu. [...] Ils doivent se qualifier sur le terrain».
Dans un autre répertoire, on retrouvera cette déclaration de Ahmed Ahmed qui dit que les «Ivoiriens ne seraient pas prêts dans deux ans et demi pour organiser la CAN-2021. Une déclaration qui a choqué en Côte d'Ivoire où l'on estime avoir suffisamment de temps pour boucler tous les chantiers. Vous parlez à un ingénieur spécialisé, a argué Constant Omari. Un stade ne se construit pas en deux ans, ne nous leurrons pas ! Allez en Côte d'Ivoire aujourd'hui et vérifiez à quel niveau d'avancement sont les travaux du grand stade [d'Epimbé, Ndlr]. […] Concernant les hôtels et le cahier des charges de la CAF, la CAF refuse les motels et autres villas. Il faut des hôtels. L'infrastructure routière, elle, ne fait pas défaut en Côte d'Ivoire. Mais il y a des choses sur lesquelles ils sont en retard. […]»
S'agissant du sort de la Guinée censée accueillir la CAN, Omari, jette un doute : «Nous avons demandé à notre secrétariat général de nous ressortir le dossier [de candidature pour l'organisation de la CAN] de la Guinée, a indiqué le patron de la Fédération congolaise. Nous attendons qu'ils le sortent... Nous ne voulons pas revenir sur le mode par lequel cette CAN-2023 a été attribuée à la Guinée». Il a ajouté, mystérieux : «Dans les archives, ce dossier n'existe pas. Il y a eu une attribution. Mais le dossier n'existe pas. Nous avons demandé au secrétariat de nous sortir le dossier de fond». La CAN-2025 semble donc loin d'être promise aux Guinéens, en compensation de la CAN-2023...


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