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Boomerang !
Publié dans L'Expression le 05 - 06 - 2003


Bush et Blair victimes collatérales? Qui l'eût cru? C'est bien l'impression qui prévaut aujourd'hui au fur et à mesure que le temps passe et que personne n'ait encore trouvé trace des fameuses ADM (Armes de destruction massive) irakiennes? Ces ADM qui ont été l'une des raisons essentielles de la guerre punitive contre l'Irak. Mais où sont-elles? Où les Irakiens ont-ils pu les cacher, d'autant plus que les soldats et experts américains et britanniques, sur place en Irak, depuis plus d'un mois, sont toujours bredouilles et n'ont pu recueillir, ne serait-ce qu'un début de preuve à ce qui apparaît comme la plus grande falsification de ce début du siècle. Dans le rapport final, remis lundi au Conseil de sécurité, Hans Blix, chef des inspecteurs de la Mission de recherche de contrôle et de vérification des Nations unies (Cocovinu), a encore réitéré et confirmé que les experts de l'ONU n'ont trouvé aucune trace de preuves d'ADM en Irak. Ainsi, les choses commencent à se compliquer quelque peu pour les deux compères, MM.Bush et Blair, dont les classes politiques américaine et britannique exigent des explications. Aux Etats-Unis le Congrès commence à bouger sous l'impulsion de représentants démocrates et même républicains qui demandent à comprendre. Prolixe avant la guerre, le président Bush observe un silence de mauvais augure sur cette affaire des ADM. Un moment mis dans le collimateur, les services de renseignement américains se défendent, affirmant avoir fait «correctement» leur travail. Ainsi, un ancien membre de ces services, le général Edward Atkeson estime que les ADM ont «juste été une excuse». «Mensonges», «Faux documents», «Fabrications» de preuves, les accusations pleuvent drues contre MM.Bush et Blair, d'autant plus que l'un des faucons les plus déterminés à faire la guerre, le secrétaire adjoint à la Défense américain, Paul Wolfowitz, enfonce le clou en reconnaissant que les ADM , n'ont été mises en avant que pour «une raison bureaucratique». Ainsi, les Américains et les Britanniques ont déclenché une guerre juste parce que celle-ci est nécessaire à leur stratégie politique. Effarant! Mais que dire du cynisme affiché par le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, qui déterminait que si aucune «arme prohibée n'a été découverte, c'était peut-être seulement parce que les Irakiens les avaient détruites avant le début des hostilités». Comment cela se fait-il alors qu'aucune trace de ces destructions, -si elles sont récentes et effectives- n'ait été découverte? Pour sa part, Tony Blair auquel fut posée la question répondait être convaincu «à 100%» de la présence des ces armes en Irak, sollicitant «un peu de patience». Patience qu'il refusa aux experts de l'ONU prétendant que le temps de la patience était révolu. En Grande-Bretagne où de nombreux ministres ont démissionné en signe de protestation contre la politique irakienne du chef du gouvernement, les esprits s'échauffent y compris au sein de son parti. Ainsi, le député Malcolm Savidge, membre du parti de Tony Blair, estime que «cette affaire des ADM introuvables est plus importante que celle du Watergate» qui, rappelle-t-on, avait entraîné la chute du président américain Richard Nixon en 1974. Américains et Britanniques sont notamment accusés d'avoir «réécrit» des rapports des services secrets pour affirmer notamment que Saddam Hussein pouvait «utiliser dans un délai de 45 minutes ses armes de destruction massive». Le représentant de Californie, Henry Waxman, est, lui, catégorique lorsqu'il accuse, dans une lettre au président Bush: «Vous et vos conseillers les plus éminents avez répété des affirmations basées sur de faux documents», ajoutant: «Comme je l'ai expliqué dans une lettre, vos propres analystes à la CIA ont mis en doute la véracité des éléments montrant la présence d'armes nucléaires (en Irak), alors que vous, et d'autres hauts responsables de l'administration, les avez mis en avant de façon répétée comme un élément majeur à charge de l'Irak» En d'autres termes la guerre programmée par Bush et Blair contre l'Irak avait été «fabriquée» et n'avait aucun fondement qu'il soit technique ou juridique. Quelques semaines après la guerre, les choses commencent à bouger et les gens demandent à comprendre le pourquoi d'une guerre conçue comme un «coup d'Etat scientifique» contre un Etat souverain, l'Irak L'administration Bush, qui avait un compte à régler avec Saddam Hussein, n'entendait pas en être détournée, les arguments opposés à cette guerre aussi fondés soient-ils. Contre toute évidence, les Etats-Unis ont été les seuls à soutenir l'existence en Irak d'armes de destruction massive, quitte, pour ce faire, à falsifier des dossiers, ou à présenter de faux documents, pour accréditer cette thèse. Ne tenant compte ni des avertissements des membres les plus engagés du Conseil de sécurité, contre la guerre - telles la France, la Russie, membres permanents, ou l'Allemagne - et encore moins de ceux des chefs de experts en désarmement de l'ONU, MM Blix et El Baradei, qui affirmaient n'avoir rien découvert de concret sur le terrain, les stratèges américains n'en ont pas moins maintenu leur accusation contre l'Irak. Passant outre le Conseil de sécurité de l'ONU, dans l'illégalité absolue, foulant aux pieds le droit international, les Etats-Unis ont déclenché le 20 mars une guerre «préventive» qui se voulait exemplaire, alors qu'elle n'aura été qu'une illustration «pratique» de la loi du plus fort. Les armées américaine et britannique ont utilisé contre les Irakiens, qu'aujourd'hui la communauté internationale sait qu'ils étaient désarmés, notamment des bombes à fragmentation, dont l'utilisation est interdite par les instances onusiennes Un patrimoine de l'humanité que les peuples de l'Irak ont mis des millénaires à bâtir, a été détruit en moins de dix jours. Babylone, Ninive, Kerbala, Najaff, hauts lieux de la civilisation humaine, les mâcheurs de chewing-gum, connaissaient-ils seulement leur signification pour l'humanité? Bush et Blair semblent quelque peu avoir été rattrapés par leur «tromperie», car d'une manière ou d'une autre, ils doivent bien s'expliquer devant la communauté internationale.

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